Deuxième salve de photos. Voilà New York un lendemain de tempête de neige. Avec toujours le même vent, mais cette fois le neige s’était arrêtée de tomber.
À noter qu’hier soir, une fois sortie du bar vers les 4h30 du mat’ (on fêtait les 26 ans de O), on a participé à une bataille de boules de neige géantes avec des inconnus pendant dix bonnes minutes sur Bedford Avenue (l’axe central de Brooklyn, une sorte de rue la ré de Brooklyn). Les pizzaïolos sont même sortis avec leur toque pour participer. Only In New York…
Comme vous l’avez peut-être entendu, c’était avis de tempête sur New York pendant une journée. Voilà le résultat !
Je n’ai pas pris de photos pendant la soirée, là où ça s’est déchaîné, parce qu’on était de sortie et que ça risquait d’être très difficile d’arriver à faire ne serait-ce qu’une photo avec toute cette neige et le vent tourbillonant.
Le taxi qu’on avait appelé n’est jamais arrivé. On a dû marcher jusqu’au métro en mettant sans doute le triple du temps habituel.
It’s snowing right now.
Fin de semaine très riche. Ca a commencé mercredi soir avec un concert au Zebulon (bar de Williamsburg tenu par un Français). La musique était un peu bizarre. D’abord un groupe avce un guitariste, un bassiste et un batteur, mais pas de chanteur. Puis le même batteur avec un violonceliste (électrique). L’occasion de parler avec un Japonais un peu fou qui m’a expliqué que sa fille faisait actuellement ses études à Paris.
Mais la soirée est vraiment devenue sympa quand nous sommes allés à Union Pool à la fin du concert. On s’est mis dehors (à cause des fumeurs). Mais malgré les moins et quelques degrés, c’était très sympa. Le bar a transformé ce qui est d’habitude une fontaine au milieu du “jardin” en un feu de camp. On s’est donc assis autour du feu avec O, D et quelques uns de ses amis musiciens. Et parlé avec les autres personnes assises autour des flammes. Déjà qu’à New York, tout le monde vous adresse la parole, mais quand vous vous retrouvez en cercle autour d’un feu, vous pouvez être sûr que vous allez faire des rencontres. Et pour changer, je me suis encore trouvé étonné de voir à quel point ici tout le monde a plusieurs petits jobs, et personne ne s’inquiète vraiment pour son avenir. Ils vivent finalement assez tranquillement même si c’est pas toujours facile de payer le loyer à la fin du mois. Ils se débrouillent toujours. Bon par contre, faut pas non plus rêver d’une assurance maladie (j’ai d’ailleurs rencontré quelqu’un qui va plus ou moins avoir une health insurance comme cadeau de Noël…).
Vendredi c’était christmas party chez A et E. Comme la plupart des gens rentrent dans leur famille pour Noël, on s’est fait notre petit Noël entre amis. Un repas plus que delicieux (ça devient de plus en plus régulier, j’apprécie beaucoup). Le fait que ni O, ni A ne travaillent a sans doute jouer en la faveur du repas ! Purée avec bacon, viande mariné dans une sauce à la bière, carottes, pain français, nachos. Et pour couronner le tout, gelée au sucre et dessert au chocolat faits maison by A. J’ai vu pire.
Puis Apples to Apples (jeu de cartes plutôt sympa) et grizzly bear (groupe de musique tendance en ce moment à New York, écoutez Two Weeks). Et on a écrit un peu sur leur mur qui est un immense tableau de classe.
Et puis hier soir, je suis allé voir un match de boxe. E, ma coloc, était une des ring girl : les filles qui se baladent sur le ring avec le panneau marqué Round 1, 2 ou 3. Habillée en sexy santa ;) Et puis J et C sont entraîneurs de boxe. Sans vraiment apprécié la boxe, j’ai beaucoup aimé l’atmosphère. L’ambiance un peu ghetto est à découvrir. Une salle de gym éclairée à la Million Dollar Baby, quelques supporters déchaînés qui crient, des hot-dog, un drapeau américain au-dessus du ring, du hip-hop et du rap, des “gueules” de boxeur, des contestations arbritales. Il s’agit en fait d’une dizaine de combats de trois rounds entre des boxeurs qui représentent la salle et d’autres qui défendent leur club. Filles, garçons, de 10 à 20 et quelques années. Une forte population afro-américaine et portoricaine et assez peu de filles parmi les fans.
Ca vaut le coup d’être vu au moins une fois.
Et aujourd’hui il neige. Et pas qu’un peu. Ouf, je commençais à être jaloux de toute cette neige en France.
C’est bien parce que c’est Noël. Voilà la vidéo où on me voit déguisé en ours en plein Manhattan. Je suis l’ours noir. Celui qui donne un “hug” à l’enfant (il en a fait à tous les ours !). Je tiens la pancarte “What do we want ? Honey ! When do we want it ? Now !”
C’était donc pour une fausse manifestation d’ours organisée pour une campagne de pub pour Diesel.
À la question, qu’est ce qu’on voit du toit de mon immeuble un soir de décembre, voilà la réponse.
Dancin’ my ass off on hip-hop music
Samedi c’était hip-hop. Soirée annuelle Hot JAMZ à Southpaw dans le sud de Brooklyn. Avec l’envie de découvrir un peu plus la culture hip-hop américaine et new yorkaise. Parce qu’ici le hip-hop c’est pas de la blague. J’ai déjà pu apprécier une fois de plus que pour entrer à ce genre de soirée, comme dans quasiment toutes les boîtes ou bar new yorkais (excepté les boîtes hyper-branchés du meat-packing ou il faut payer sa bouteille de champgne à 1000$ pour entrer), il n’y a aucune discrimintation. À partir du moment où tu as 21 ans, tu rentres. Et si tu a 45 ans et que tu en fais 60, tu devras malgré tout montrer ta carte d’identité.
À l’intérieur de cette sorte de boîte de nuit, trois, quatres DJ’s qui se relayent. Hip-hop vec une petite escapade ragga pendant tout un set. Je ne connaissais pas le quart des chansons, contrairement aux Américains, mais il y a avait quand même quelques classiques type Cypress Hill ou Dr Dre. Et sans m’y connaître non plus en DJ, je crois pouvoir affirmer qu’ils ne faisaient pas que mettre des musiques les unes après les autres. Une bonne partie des musiques étaient construites à partir d’un sample célèbre comme ceux de Michael Jackson, auxquels ils ajoutaient le “flow” (c’est le mot désolé..) hip-hop. En fond, un film des années 90 sur la communauté noire avec coiffure improbable et vêtements fluos. La soirée aura notamment été l’occasion de voir une fille de 20 ans et quelques, danser du hip-hop avec un gars de 70 ans…
Hier, avec ma coloc’ E., on a rejoins A. dans le Lower East Side (sud-est de Manhattan comme son nom l’indique). Et comme d’habitude quand on sort avec A., la soirée ne va ressembler à aucune autre. On est donc allé au Cakeshop, un bar sympa avec un basement qui sert de salle de concert. A. voulait voir le groupe Netherfriend, des amis à elle de Chicago.
On a écouté d’abord un rappeur pas mal du tout. Évidemment, A. oblige, on a parlé avec lui à la fin de son set. Un gars super sympa et tellement heureux de voir qu’entre lui A, E. et moi, on venait tous d’endroits différents et qu’on se retrouvait dans ce bar à New York (respectivement Floride, Oklahoma, Indiana, et puis bah France !). Il nous a donné son cd à la fin du concert. J’ai donc appris qu’il tournait avec le groupe Netherfriend sur toute la côte est des États-Unis. On devait être dix à l’écouter au moment où on est arrivé dans le bar, mais il s’en fout. Il tourne avec un groupe qu’il adore. Et puis de toute façon, il bosse à Starbucks. Il fait de la musique parce qu’il aime ça. Si une seule personne a aimé sa musique, ça lui suffit. On était au moins trois. Il a réussi sa soirée.
Et puis Netherfriend. Magic. Incredible. awesome. Amazing. OMFG. 4$ pour voir un truc aussi bien alors qu’il m’est arrivé de payer beaucoup plus pour voir beaucoup moins bien. Un batteur absolument génial avec qui on a discuté à la fin du concert. Et qui m’a furieusement donné envie de faire de la batterie (bon j’en ferais jamais quand je vois déjà à quel point je suis nul à Beatles Rock Band…)
Ils passent ce soir à Brooklyn. Nice. Et devraient même passer après à l’appartement. Aaaaah New York.
La soirée s’est terminé par de la bouffe mexicaine. Seule chose qui ne change pas des soirées new-yorkaises. En discutant avec E. et A., on est d’ailleurs tous tombé d’accord, pendant le retour en métro, pour dire que si New York c’est si incroyable, c’est bien parce qu’aucune soirée ne se ressemble et les rencontres sont toujours étonnantes et nombreuses.
J’oubliais de dire qu’une personne qui a croisé notre regard dans la rue nous a criés “MC”.” MC” pour Missed Connection, une section du site craiglist où les gens postent leur rencontres manqués dans le métro, dans la rue quand ils n’ont pas osé parler à la personne avec qui, il échangeait des regards.
J’allais encore oublier de parler de mon apprentissage de la culture américaine hier soir en rentrant. Depuis longtemps, je me demandais pourquoi il y avait des chaussures accrochées aux fils électriques. On en trouve d’ailleurs quelques unes à cinq, six blocks de là où j’habite. Et bien ça signifie tout simplement qu’il y a un dealer dans le quartier. Maintenant je sais.