Dancin’ my ass off on hip-hop music
Samedi c’était hip-hop. Soirée annuelle Hot JAMZ à Southpaw dans le sud de Brooklyn. Avec l’envie de découvrir un peu plus la culture hip-hop américaine et new yorkaise. Parce qu’ici le hip-hop c’est pas de la blague. J’ai déjà pu apprécier une fois de plus que pour entrer à ce genre de soirée, comme dans quasiment toutes les boîtes ou bar new yorkais (excepté les boîtes hyper-branchés du meat-packing ou il faut payer sa bouteille de champgne à 1000$ pour entrer), il n’y a aucune discrimintation. À partir du moment où tu as 21 ans, tu rentres. Et si tu a 45 ans et que tu en fais 60, tu devras malgré tout montrer ta carte d’identité.
À l’intérieur de cette sorte de boîte de nuit, trois, quatres DJ’s qui se relayent. Hip-hop vec une petite escapade ragga pendant tout un set. Je ne connaissais pas le quart des chansons, contrairement aux Américains, mais il y a avait quand même quelques classiques type Cypress Hill ou Dr Dre. Et sans m’y connaître non plus en DJ, je crois pouvoir affirmer qu’ils ne faisaient pas que mettre des musiques les unes après les autres. Une bonne partie des musiques étaient construites à partir d’un sample célèbre comme ceux de Michael Jackson, auxquels ils ajoutaient le “flow” (c’est le mot désolé..) hip-hop. En fond, un film des années 90 sur la communauté noire avec coiffure improbable et vêtements fluos. La soirée aura notamment été l’occasion de voir une fille de 20 ans et quelques, danser du hip-hop avec un gars de 70 ans…
Hier, avec ma coloc’ E., on a rejoins A. dans le Lower East Side (sud-est de Manhattan comme son nom l’indique). Et comme d’habitude quand on sort avec A., la soirée ne va ressembler à aucune autre. On est donc allé au Cakeshop, un bar sympa avec un basement qui sert de salle de concert. A. voulait voir le groupe Netherfriend, des amis à elle de Chicago.
On a écouté d’abord un rappeur pas mal du tout. Évidemment, A. oblige, on a parlé avec lui à la fin de son set. Un gars super sympa et tellement heureux de voir qu’entre lui A, E. et moi, on venait tous d’endroits différents et qu’on se retrouvait dans ce bar à New York (respectivement Floride, Oklahoma, Indiana, et puis bah France !). Il nous a donné son cd à la fin du concert. J’ai donc appris qu’il tournait avec le groupe Netherfriend sur toute la côte est des États-Unis. On devait être dix à l’écouter au moment où on est arrivé dans le bar, mais il s’en fout. Il tourne avec un groupe qu’il adore. Et puis de toute façon, il bosse à Starbucks. Il fait de la musique parce qu’il aime ça. Si une seule personne a aimé sa musique, ça lui suffit. On était au moins trois. Il a réussi sa soirée.
Et puis Netherfriend. Magic. Incredible. awesome. Amazing. OMFG. 4$ pour voir un truc aussi bien alors qu’il m’est arrivé de payer beaucoup plus pour voir beaucoup moins bien. Un batteur absolument génial avec qui on a discuté à la fin du concert. Et qui m’a furieusement donné envie de faire de la batterie (bon j’en ferais jamais quand je vois déjà à quel point je suis nul à Beatles Rock Band…)
Ils passent ce soir à Brooklyn. Nice. Et devraient même passer après à l’appartement. Aaaaah New York.
La soirée s’est terminé par de la bouffe mexicaine. Seule chose qui ne change pas des soirées new-yorkaises. En discutant avec E. et A., on est d’ailleurs tous tombé d’accord, pendant le retour en métro, pour dire que si New York c’est si incroyable, c’est bien parce qu’aucune soirée ne se ressemble et les rencontres sont toujours étonnantes et nombreuses.
J’oubliais de dire qu’une personne qui a croisé notre regard dans la rue nous a criés “MC”.” MC” pour Missed Connection, une section du site craiglist où les gens postent leur rencontres manqués dans le métro, dans la rue quand ils n’ont pas osé parler à la personne avec qui, il échangeait des regards.
J’allais encore oublier de parler de mon apprentissage de la culture américaine hier soir en rentrant. Depuis longtemps, je me demandais pourquoi il y avait des chaussures accrochées aux fils électriques. On en trouve d’ailleurs quelques unes à cinq, six blocks de là où j’habite. Et bien ça signifie tout simplement qu’il y a un dealer dans le quartier. Maintenant je sais.