Michigan
Demain sera mon dernier jour à Jackson dans le Michigan. J’ai ainsi pu découvrir la “vraie amérique”. Parce que finalement New York, c’est pas les États-Unis, dixit les Américains. Tout simplement parce que le reste du pays ressemble plus à Jackson qu’à New York.
Pourquoi jackson ? Parce que c’est la ville natale de B., un des mes colocataires. Pour situer la ville, c’est entre Détroit et Chicago, près des grands lacs. Il faut aussi savoir que c’est la troisième ville la plus dangereuse des États-Unis, les deux premières étant aussi dans le Michigan, Détroit et Flint je crois. Sincèrement, je l’ai pas ressenti. Faut dire aussi qu’on est passé dans les quartiers sensibles (donwtown Jackson) seulement en voiture, parce que ce n’est pas conseillé de marcher dans les rues. Autre magnifique particularité, il s’agit de la ville ou la proportion d’adolescentes enceintes est le plus élevée…
Un bon point, les prix. Deux fois moins cher pour les repas. Et un peu moins cher pour les vêtements qui ne sont dèjà pas cher à New York. Surtout qu’ici quand ils soldent, ils font pas semblant. J’ai donc acheté quelques fringues et sans doute atteint le point où j’ai désormais deux fois plus de vêtements que quand je suis venu.
Sinon Jackson, c’est 100 000 habitants environ, mais répartis sur une immense superficie. Quasiment personne dans les rues. Tout le monde se déplace en voiture, en truck d’ailleurs. Pas de voitures à l’européenne ici. Que des trucks.
Un lycée, plusieurs églises, deux trois cafés et restaurant, trois quatres bars, deux trois magasins, un Wal-Mart, et des gens moins attractifs et plus gros (c’est pas moi qui le dit, ce sont les gens d’ici qui ont quitté la ville pour Chicago ou New York). Et la population à Noël est séparée en deux catégories : 90% sont des résidents actuels qui n’ont jamais quitté Jackson et qui ne partiront jamais et 10% sont des jeunes entre 20 et 30 ans qui ont déserté la ville et qui reviennent pour les fêtes. La plupart des gens que je connais sont dans cette deuxième catégorie. Mais j’ai eu l’occasion de rencontrer des personnes de la première catégorie qui ne savent pas où est la France, ni si c’est plus gros que les États-Unis etc. Scary, sad but true.
Mis à part faire de la luge (parce qu’il neige beaucoup dans cette région des États-Unis), il n’y a pas grand chose à faire. On a donc pas fait énormément de chose, mais c’était tout aussi bien.
J’ai quand même eu le temps de passer une soirée chez les grands-parents de B., ou j’ai pu boire des chocolats-marshmallow, manger des délicieux cookies, et voir des cerf qui passe tranquillement dans le jardin. Pour ce qui est de la prononciation de mon prénom par contre, il faudra repasser. Encore une fois, des gens super accueillants.
J’ai eu le droit à ma stocking (la chausette posée sur la cheminée). Mais surtout, j’ai eu le privilège de goûter au Jesus Cake. Un gâteau pour Noël destiné à Jésus. Ils le font plus par habitude que par croyance profonde. Il y a quand même, quelque soit l’endroit où j’ai mangé, une prière avant le repas. Mais là aussi, elle est très personnalisée, et presque marrante. Mais sincère.
Autre nouveauté pour moi, mais pas pour les gens du Michigan apparemment, le “Hot Tube” autrement appelé Jacuzzi ! Chez D., qui possèdent sans doute la plus impressionnante maison que j’ai jamais vue. Ils ont un basement qui fait la taille d’un maison où on trouve télé géante ou billard notamment et surtout tout ce que l’on peut trouver sur les Ohio State, l’équipe étudiante de football américain. Sinon, chaque chambre (4) à sa salle de bain, il y a plusieurs salons, une dizaine de télés…
Le jacuzzi est dehors en plein milieu de la neige. Sympa. Quand on est jeune, on est con, et on a donc fait quelques allers-retours entre neige et jacuzzi…
Les deux derniers jours, j’ai eu l’occasion de renouer avec le snowboard. Les parents de M., meilleur ami de B. qui vit également à Brooklyn à deux minutes de chez nous, nous ont offert (ils nous ont payé l’hôtel et le transport) deux jours à Shanty Creek, station de ski du north Michigan. Quatres heures de routes environ. J’ai eu la joie de m’apercevoir que je savais encore descendre, sans doute même mieux que la denière fois, il y a trois ans. Petite particularité, il n’y a pas de barre sur les télésièges. Un poil dangereux je dirais. Autre inconvénient, aucun moyen de poser son surf, il faut le porter sur une jambe pendant toute la remontée.
Au retour, on s’est arrêté à un diner. Sans doute le plus américain des restaurants où j’ai mangé jusqu’à maintenant. Il faut imaginer le cliché américaine de la caféteria de bord de route au milieu de nulle part. Du même type que celles dans Retour vers le futur ou Pulp Fiction (ou dans n’importe quelle autre film américain ne se déroulant pas à New York).
New York, I’m back.