Tie means drink
Pas beaucoup eu le temps d’écrire ces derniers temps. Beaucoup de boulot et beaucoup de sorties. Commençons par le boulot, cela fait deux semaines que je suis en reportage sur l’arriver et l’accueil à New York d’enfants et d’adolescents haïtiens. Ca fait du bien de partir en reportage. Et ça m’a permis, en plus de rencontrer des gens extraordinaires, de découvrir des coins de New York jamais explorés. Il va falloir que je parte en reportage plus régulièrement si je veux avoir fait tous les quartiers avant de partir. J’ai à peine visité Staten Island, je ne suis jamais allé à Brighton beach ou à Coney Island. Absolument à faire avant de partir.
En tout cas, à la rencontre de la communauté haïtienne, je suis allé dans le Queens et même plus loin, à Queens Village. Il m’a fallu bien deux heures pour y aller en prenant un train : le Long Island Railey Road. Je suis également allé à plusieurs reprises dans le sud de Brooklyn, à Flatbush. En soit, c’est plus près de chez moi que là où je bosse, à Manhattan dans le west midtown. Mais il faut plus de temps pour y aller. Il y a beau avoir beaucoup de lignes de métro, une seule traverse Brooklyn du nord au sud. Et elle n’a même pas d’arrêt commun avec les lignes qui coupent Brooklyn d’est en ouest. Du coup, je mets autant de temps à marcher et changer de métro en restant dans Brooklyn, qu’en passant par Manhattan pour revenir à Brooklyn en restant dans le métro…
Je suis aussi revenu à Harlem et dans le Bronx.
Sans oublier plusieurs passages dans l’upper east side pour me rendre au lycée français. 23 000$ l’année quand même. On peut y croiser l’enfant de Madonna par exemple. J’étais presque surpris de voir des adolescents, pourtant pas tous français, avec une french touch tellement clichée. Je me serai cru à la sortie d’un lycée en France. Même style vestimentaire (slims notamment), mêmes coupes de cheveux (mèche pour les filles, cheveux style sortis du lit pour les garçons). Merci pour l’image des Français…
Pour ce qui est des sorties, commençons par la plus fraîche, hier soir mercredi soir. À Don Pedro, un bar où l’on ne va jamais, alors qu’il est à trois blocks de chez nous. A voulait y aller car un de ses clients au restaurant où elle travaille jouait. Le premier groupe : du bruit et pas vraiment de musique. Le deuxième groupe : incroyable. On aurait dit du rock anglais des années 80. Leur voix à l’unisson sonnaient quasiment comme celles des Beatles. Et je me suis dit, si j’étais riche, j’irais tous les jours à la recherche de groupes comme ça, et je les produirais. Leur musique était vraiment “tubesque” mais dans le bon sens du terme. On avait vraiment l’impression d’écouter un groupe connu, rodé, et qui enchaîne ses tubes. Et le public était vraiment réceptif.
Comme il n’était “que” 1h30 quand les concerts se sont finis, on a retrouvé d’autres gens à Spike Hill…
Et comme toujours quand on sort avec A, des gens sont venus nous parler dans le bar puis dans le métro.
J’avoue que je ne me souviens plus maintenant des autres sorties de la semaine. Si ce n’est celle d’hier pour l’anniversaire de C, qui vit dans l’appart’ du dessous. Royal Oak, bar sympa, avec un baby-foot. J’ai donc joué pendant un petit moment avec D face à deux inconnus, Chris et Peter (pas sûr pour le deuxième prénom).
Ah oui, j’oubliais, hier j’ai interviewé Jean-Pierre Raffarin. Mais étant donné que je viens d’écrire l’article, je raconterai la rencontre plus tard !