“the french paradoxe”
Lady Gaga, future plus grande star de la chanson du 21e siècle ? Le New York Times s’est posé très sérieusement la question, et je dois dire que c’est bien possible. Elle est la seule chanteuse très commerciale que personne n’a honte d’écouter. Alors qu’à New York, tout le monde est très porté sur la musique indé, la plupart des New Yorkais écoute et aime Lady Gaga. Jamais, a contrario, ils ne diront qu’ils aiment I gotta Felling des Black Eyed Peas.
Pour autant, dans un bar samedi soir, lorsque I gotta Feeling est passé, j’ai pu me rendre compte qu’absolument tout le monde connaît par coeur la chanson. Et l’aime quand même un peu. Une des moments très sympas de la soirée : un homme d’une quarantaine d’années, et sans aucun doute appartenant à la communité juive de New York, qui s’est déhanché sur la piste de danse. Costume, Kippa, barbe et tresses. Et il a dansé au milieu des filles en mini-jupe de Williamsburg. Surréaliste.
Toujours samedi, une heure après, à peine arrivé dans un autre bar de Williamsburg sur Grand St, deux personnes sont venus nous aborder pour jouer au cadavre exquis. J’ai donc pu montrer à l’Amérique mes talents de dessinateur…Surtout vers 3h du mat’.
Hier, c’était le “mentor show” d’une amie à moi. Ca consiste en une exposition d’une centaine de photos réalisées par les meilleurs étudiants de la School of Visual Arts. Une des photos de S, en dernière année, a été choisie (magnifique par ailleurs). Ca se passait dans une immense galerie dans le beau quartier de Chelsea. Il devait bien y avoir cinq cents personnes entre les gens de l’école, les amis, les parents, et les professionnelles de la photo. Et évidemment S, qui fait définitivement partie de ces “crazy girls”, sans être très loin d’être la plus “crazy”, est arrivée avec une coiffe faite d’une dizaine de plume sur la tête, fabriquée par une amie clothes-designer à nous. Elle n’est pas passé inaperçue. Facile au moins pour la retrouver dans la foule. Petit resto pour fêter ça dans Chelsea. Pas donné. Puis The Levee, bar “shity” de Williamsburg, puis Beer garden, bar allemand beaucoup plus classe, puis comme souvent, on a fini au Woods. Sauf qu’hier c’était soirée karaoké. Mais quand même blindé. J’aime les mardi soir à New York !
Au bar levee, j’ai d’ailleurs longuement discuté avec S, un ami d’A de Chicago. Il m’a parlé du “French Paradoxe”. Je n’en avais jamais entendu parler. Le french paradoxe, ce sont les Américains qui nz comprennent pas comment les Français ne sont pas obèses avec tout ce qu’ils mangent. J’ai donc dû expliquer en quelques mots que les burgers ne sont pas un plat national, que nos produits ont moins de sucres, que l’on mange moins de sweeties, qu’il y a moins souvent de la “flavor” ajouté aux produits, et que ça ne coûte pas si cher et ce n’est pas si difficile en France de manger des légumes. Le sport et l’activité physique doivent aussi être une partie de la réponse. O a donc avancé une théorie très sérieuse de scientifiques qui se sont demandés pourquoi en France, en Allemagne ou en Inde ou l’on mange des produits en moyenne plus gras qu’aux États-Unis ou en Angleterre (si si apparemment), nous étions pourtant moins gros. Conclusion de l’étude, c’est la langue, l’anglais, qui est le facteur changeant…
J’ai aussi longuement parlé avec lui de Pitchfork, le festival de musique de Chicago. Je vais essayer d’y aller cet été, notamment pour pouvoir écrire dessus, et aussi pour visiter Chicago avouons-le. Et il se trouve qu’il est musicien, et qu’il se produira à Pitchfork…Il m’a d’ailleurs invité à loger chez lui à Chicago pendant le festival. Sympa. Une raison de plus d’y aller.
-
blog-musique likes this
-
gaetananewyork posted this